résumé 100 conseils pratiques pour couler sa boite

100 conseils pratiques pour couler sa boite: résumé

In Entrepreneuriat, Résumés, Start-up by Gora2 Comments

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Retrouvez aujourd’hui le résumé du livre 100 conseils pratiques pour couler sa boite, livre de Thomas Pons et Sylvain Tillon. Il s’agit du premier livre de la liste de mon défi de lecture.

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Le site du livre: Ici

1 – « Avant de créer votre boite, étudiez la mise en place d’une filiale en Suisse, d’un bureau en Ireland et d’une holding au Luxembourg pour éviter de payer trop d’impôt sur les sociétés ».
  • Il vaut mieux se concentrer sur la manière de trouver de nouveaux clients et de faire grandir son entreprise avant de bidouiller ses statuts. Mieux vaut attendre avant de se lancer dans ce genre d’optimisation qui flirte parfois avec l’illégalité.
  • Il existe en France de nombreuses aides pour les créateurs d’entreprise. Une société immatriculée à l’étranger n’y a pas le droit.
2 – « Donnez 50 % à votre associé qui reste salarié au chaud dans une entreprise, mais qui a promis de bosser à fond tous les soirs ».
  • C’est une très bonne manière de se fâcher avec cet associé.
  • Il est essentiel d’avoir un équilibre de travail dans l’association. Ici, l’associé ne pourrait pas s’investir autant que vous dans le projet commun.
  • Il n’est donc pas question d’accorder autant de parts à quelqu’un qui n’est pas aussi impliqué que vous dans le projet.
  • Conseil du loser :
    • Il est essentiel de clarifier la question de la répartition du capital dès le début.
    • Rédigez un pacte d’actionnaires qui vous permettra de mettre plus facilement fin aux litiges futurs et d’anticiper la sortie d’un associé.
3 – « Pour trouver une bonne idée, épluchez attentivement les numéros de Capital, Management et Challenges qui présentent les idées qui cartonneront demain ».
  • Le fait qu’une idée soit novatrice n’en fait pas forcément une bonne idée.
  • Créer une entreprise, c’est 1 % d’inspiration et 99% de transpiration. Une excellente idée mal exécutée reste un plantage assuré.
  • Mieux vaut vous concentrer sur vos domaines de compétence et votre savoir-faire. Il sera moins périlleux de vous lancer dans un projet dont vous une certaine part d’exécution.
  • Il est important de partir de ce que vous aimez. Créer une entreprise, c’est une aventure de passionné. Vous allez passer 10 heures par jour (au minimum) sur ce projet dans les années à venir, autant qu’il vous passionne.
4 – « Suite à chaque rencontre, modifiez votre business plan avec les nouvelles données ».
  • « Dans un business plan, les seuls chiffres qui ne sont pas faux sont les numéros des pages »(Régis Goujet).
  • Dans la création d’entreprise, il y a toujours des zones d’ombre, des incertitudes, des risques, et ce, quel que soit le soin pris à rédiger le business plan. Inutile donc de le changer à chaque changement d’orientation. Un projet d’entreprise évolue au fil des rencontres et c’est ainsi.
  • Le business plan est un instrument de travail, pas une assurance tous risques. Arrêtez donc la masturbation intellectuelle.
5 – « Ne créez pas votre boîte avant d’avoir suivi une formation adaptée ».
  • Être diplômé d’une école de commerce n’est absolument pas un pré-requis pour devenir entrepreneur !
  • L’exemple de l’artisanat l’illustre bien. Les artisans lorsqu’ils se lancent n’ont pas suivi de formations pour devenir entrepreneur. Ce qu’ils ont en plus c’est une expérience, même minime du marché sur lequel ils se lancent.
  • Étudiez consciencieusement votre marché est bien plus efficace.
  • Le conseil du loser :
    • Il est illusoire de penser qu’il est possible de maîtriser tous les aspects de l’entrepreneuriat lorsqu’on se lance. Les bons entrepreneurs apprennent dans le tas.
    • Cependant, pour éviter de partir en roue libre, vous pouvez baliser votre chemin en vous entourant de personnes compétentes dans le domaine dans lequel vous vous lancez.
6 – « Payez systématiquement les factures dont la charte graphique contient du bleu, du blanc et du rouge ».
  • Lors de la création d’entreprise, on reçoit beaucoup de lettres officiels.
  • Il faut cependant faire attention aux lettres « quasi-officielles » qui sont en fait des arnaques pour vous soutirer de l’argent. Soyez donc vigilant.
  • N’hésitez pas à consulter votre expert-comptable.
7 – « Vos parents et vos proches sont d’excellents conseillers ».
  • Ils veulent vous aider et c’est compréhensible. Cependant gardez en tête qu’ils n’y connaissent strictement rien. Attention donc aux conseils farfelus que vous aller recevoir des personnes qui voudront vous aider. C’est votre projet, pas le leur.
  • Ce dont vous avez réellement besoin, c’est d’échanger avec des experts de votre domaine d’activité ou avec d’autres entrepreneurs.
8 – « Apportez 100 000 euros en capital, sur une carte de visite ça en jette ! »
  • C’est une très bonne idée pour couler ça boite !
  • Gardez à l’esprit que le capital social de l’entreprise appartient justement à l’entreprise. Cet argent est donc investi pendant une durée indéterminée, sans possibilité de le récupérer et ce même si vous en avez besoin.
  • Il existe de nombreux exemples de grosses boîtes qui ont déposé le bilan faute de trésorerie.
  • Il est ainsi très important que vous anticipiez les besoins en trésorerie avant de déterminer le montant que vous allez apporter au capital.
9 – « Quittez votre ancien job en insultant votre bosse comme dans la pub FDJ. Bientôt, vous serez aussi gros qu’eux ! »
  • C’est une très mauvaise idée, car il est probable que vous soyez amené à évoluer dans le même cercle professionnel que votre ancien boss. En effet, très souvent, on crée son entreprise dans un domaine qu’on maitrise déjà.
  • En agissant ainsi vous allez vous couper d’une grande partie de votre réseau, ce qui n’est pas une bonne stratégie.
  • Au contraire, vous avez tout intérêt à partir en bons termes avec votre ex patron. Il pourrait devenir un partenaire de votre boîte. En effet, il est possible d’imaginer des collaborations avec votre ancienne boîte.
10 – « Voiture de fonction et site internet à 40 000 euros, rien n’est trop beau pour ma boîte ! »
  • Beaucoup dépenser n’est pas du tout une obligation pour obtenir des résultats.
  • Lorsque vous êtes en phase de création, vous avez plutôt intérêt à la jouer malin. N’oubliez surtout pas que vous pouvez tester votre idée avec très peu.
  • Tant que vous êtes en phase de lancement, soyez radin. La trésorerie, c’est le carburant de votre entreprise. Même si vous êtes sur le point de réussir, que votre idée est très bonne, dès que votre trésorerie affiche zéro… Tout s’arrête.
11 – « Pour déterminer votre prix de vente, ne vous compliquez pas la vie : prenez celui de vos concurrents et divisez le par deux ».
  • Prenez en compte le coût (ce que vous coûte à réaliser votre produit). Vous aurez déjà ainsi votre prix plancher.
  • Prenez aussi en compte la demande, c’est-à-dire le prix que votre clientèle cible est prêt à mettre dans votre produit ou service.
  • Analysez aussi la concurrence pour savoir quel prix vous permettra de bien vous positionner sur le marché.
  • Surtout retenez : le prix que vous fixez doit vous permettre de gagner de l’argent !
  • Le conseil du loser :
    • Pour vous aider à déterminer le prix, vous pouvez vendre le produit avant de l’avoir entre les mains. Pour cela postez plusieurs annonces sur leboncoin.fr et analysez celle qui a le plus de succès. Vous pourrez ensuite dire que votre produit est en rupture de stock tout en gardant l’adresse e-mail et les questions récurrentes des prospects.
12 – « Celui qui apporte l’idée mérite 90 % des actions de l’entreprise ».
  • Une idée ne vaut rien ! Le plus important, c’est son exécution par une équipe compétente, créative et réaliste.
  • Le conseil du loser :
    • Le secret d’une entreprise qui réussit : sa capacité à transformer l’idée, à passer à l’action et à surmonter de nombreux obstacles inhérents à la mise en pratique.
    • Il vaut mieux une équipe géniale et une idée moyenne que l’inverse.
13 – « Investissez massivement dans une étude de marché mondial ! »
  • Cela n’est pas nécessaire de prendre contact avec la Terre entière pour avoir une étude de marché qui tient la route.
  • Ne faites pas appel à une entreprise spécialisée. Elles facturent cher et vous aurez une étude obsolète au moment où vous la recevrez.
  • Vous pouvez commencer par utiliser Google Adwords: vérifiez les volumes de recherches dans votre domaine. Vous pouvez aussi soumettre un questionnaire à votre cible. En croisant le tout, vous aurez déjà une première vision globale du marché.
  • Le conseil du loser :
    • Faites attention à soigner la rédaction du questionnaire et suggérez de laisser des commentaires personnels.
14 – « Le business plan est indispensable, faites en un et suivez le à la lettre »
  • Le business plan est un simple guide stratégique ! La réalité, le terrain l’emporte largement sur la vision portée par le business plan.
  • Il y a beaucoup d’inconnus dans l’équation de l’évolution d’une entreprise. Ne sacralisez donc pas un bout de papier.
  • Le conseil du loser :
    • Ne rejetez pas non plus en bloc le business plan.
    • Lorsque vous le rédigez, n’en faites pas des tonnes : soyez synthétique et pragmatique.
C’est du vécu : “soyez pragmatique” par Frédéric Domon, président de PREDA, solutions de microlearning.
  • Il a lancé sa start-up d’e-learning en 2009, Socialearning. La start-up a commencé fort, le projet intéressait beaucoup. Il remplissait les salles de conférences. Il été alors persuadé que son projet allait réussir.
    Malgré tous les signaux positifs, cela ne décollait pas.
    Il faut est important de retenir qu’entre évangéliser un marché et le convertir en marché, il y a un fossé.
    Fréderic Doomon explique qu’il est important d’être pragmatique lorsque vous montez votre projet. Le sien était trop en rupture avec ce que pouvait raisonnablement accepter ses clients potentiels.
    Il est ainsi important de se confronter très tôt au marché, aux clients potentiels. Lors de cette étape si vous n’arrivez pas à convertir vos premiers prospects, c’est qu’il y a surement un problème avec votre concept.
    Avoir une super offre, ce n’est pas uniquement faire la une. C’est avoir un bon taux de closing.
15 – « Attendez que tout soit vraiment prêt pour vous lancer ».
  • L’une des meilleures manières de couler sa boîte reste encore de ne jamais la lancer !
  • Passez un an à vérifier que tout soit prêt, c’est une année de perdu pendant laquelle vous n’allez pas à la recherche de clients potentiels.
  • Le conseil du loser :
    • Vous ne saurez jamais si vous êtes prêt avant de vous être lancé.
16 – « Ne parlez pas de votre projet pour qu’on ne vous le vole pas »
  • L’essentiel reste dans l’exécution ! Cependant, n’allez pas jusqu’à donner tous les détails de votre projet à vos concurrents ou à des personnes dont vous avez mal identifié le rôle.
17 – « Vous avez bien regardé, il n’y a pas de concurrent sur votre idée, lancez-vous ! »
  • Avec une idée neuve, vous devez tout tester, tout prouver. Cela va ainsi prendre du temps, vous coûter beaucoup d’argent. Il n’y a ainsi pas que des avantages à se lancer dans une idée neuve.
  • L’un des principaux intérêts du projet déjà concurrencé repose sur le fait que la validation du marché a déjà été faite. Et l’innovation peut venir d’ailleurs.
  • Le conseil du loser :
    • À moins d’avoir les épaules solides et disposer d’énormément de fonds, il vaut mieux éviter les idées qui comportent trop d’innovation.
18 – « Vous avez peur de vous lancer seul ? Associez-vous ! »
  • L’association est un acte lourd de conséquences. C’est ainsi une décision qu’il ne faut pas prendre à la légère.
  • Le conseil du loser :
    • Si vous vous lancez seul, vous aurez encore plus besoin de vous entourer : mentors, patrons, réseaux d’entrepreneurs….
19 – « Des locaux immenses, en plein centre, pour presque rien ? Foncez ! »
  • Attention, soyez prudent et faites quelques calculs avant : quelle est le montant de la taxe foncière à cet endroit ? À combien s’élève les impôts locaux ? Quel est le mode de chauffage ?…. Prenez en compte tous les frais annexes pour savoir combien vous coûtent réellement vos locaux à la fin de l’année. Vous éviterez ainsi les mauvaises surprises.
  • Le conseil du loser :
    • Vérifiez que le bail vous permette de sous-louer une partie des locaux. Cela peut être un bon coup de pouce en cas de difficulté.
    • Vous pouvez aussi penser aux espaces de coworking.
20 – « En fait avoir une boîte, c’est surtout une question de flair »
  • Le rôle que joue le flaire dans la réussite d’une entreprise est une légende. Avoir une bonne idée au bon moment représente environ 5 à 10 % du travail. Le plus important consiste à être pragmatique, à avoir la capacité à répondre aux problèmes du marché et des clients. Il est aussi important d’anticiper les évolutions du marché, de prendre des décisions rapidement tout en ayant réfléchi aux conséquences.
21 – « Peu importe ce que vous faites, faites quelque chose, tout le temps ! »
  • Il y a une différence entre être occupé et être efficace. Apprenez à aller à l’essentiel et triez vos actions. Selon le principe de Pareto, 20 % de vos actions entrainent 80% des résultats de votre activité. Identifiez donc les activités stratégiques. Déléguez le reste.
  • Pour votre offre commerciale, concentrez-vous sur le produit qui génère 80 % de votre chiffre d’affaires.
  • Le conseil du loser :
    • Gardez toujours en tête vos objectifs de fond
    • Réservez des plages horaires de travail intensif sans sollicitations extérieures.
    • Ne consultez votre messagerie que trois fois par jour.
22 – « Si vous avez peur, surtout ne prenez aucune décision »
  • C’est une excellente solution pour tout rater. 100 % des gens qui ont réussi ont agi !
  • Si vous avez déjà une entreprise, sachez que le marché est en constante évolution. Donc si vous ne prenez pas de décisions, vos concurrents s’occuperont de grignoter vos parts de marché.
  • Il est impossible de faire tourner une entreprise sans faire des choix.
  • Le conseil du loser :
    • L’entrepreneuriat n’est pas une science exacte. Vous allez donc vous tromper, et même souvent. Ce ne sera pas la fin du monde, vous pourrez avancer et tirer des leçons de vos erreurs.
23 – « Avant d’arrêter, êtes-vous sur d’avoir tout tenté ?
  • Il est important de faire la distinction entre « gnaque » et acharnement. Lorsqu’il faut faire un constat d’échec, beaucoup se voilent la face. Ils se mettent ainsi dans des situations psychologiques et financières dangereuses.
  • Mieux vaut donc savoir s’arrêter avant d’en payer de lourdes conséquences. Et surtout ne prenez pas l’échec de votre entreprise comme une échec personnelle.
  • Le conseil du loser :
    • Mettez en place des indicateurs pour mesurer le plus objectivement possible la situation de votre entreprise.
    • Échangez régulièrement avec votre expert-comptable.
24 – « Lancez-vous d’abord, vous verrez bien plus tard comment gagner de l’argent ».
  • Dès le début, vous devez savoir, comment faire générer du CA à votre entreprise. Si non, vous risquez de partir sur une activité qui ne survivra que sous perfusion, jusqu’à que ceux qui vous financent vous laissent.
  • Le conseil du loser :
    • Vous lancez une entreprise pour gagner de l’argent ! Assurez-vous donc avant que la rentabilité soit possible.
25 – « Donnez des parts de la boîte à vos meilleurs conseillers. Ils sont sympas quand même »
  • Évitez de diluer votre capital à tour de bras. Sachant qu’en plus, il serait plus intelligent d’en garder une partie pour vos collaborateurs clés.
  • Le conseil du loser :
    • Lorsque vous en aurez les moyens, payez vos mentors. Cela vous coûtera moins cher et vous évitera de diluer votre capital.
26 – « Ne vous inspirez pas de vos concurrents : par définition, ils sont moins bons et comprennent moins bien le marché »
  • Bien au contraire, scruter la concurrence peut être très instructif. Ces entreprises se sont lancées avant vous, dans le même domaine que vous et en plus, elles ont un certain succès puisqu’elles sont encore présentes sur le marché. Vous disposez ainsi d’une excellente solution pour savoir ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas sur le marché. Vous gagnerez ainsi du temps et vous éviterez de commettre les erreurs qu’ils ont commises.
  • Le conseil du loser :
    • Attention : s’inspirer ne veut pas dire copier-coller. Il faut prendre le meilleur de la concurrence et ensuite chercher les moyens de vous distinguer d’elle.
27 – « Sous-traitez entièrement la réalisation de votre produit »
  • C’est une fausse bonne idée ! Vous êtes au début de votre projet. Votre produit est, de ce fait, soumis régulièrement à des changements. Le produit que vous souhaiterez évoluera entre le temps où vous allez le sous-traiter et la date de livraison. Le résultat : un budget qui va exploser, un produit qui ne correspond pas à vos attentes et une énorme perte de temps.
  • Le conseil du loser :
    • Essayez de produire vous-même (si ce n’est pas trop technique) ce que vous sous-traiterez plus tard pour en maîtriser l’exécution.
C’est du vécu : “ne perdez pas de vue votre objectif : gagner plus d’argent que vous n’en dépensez !” Par Maxime Trouche, créateur et dirigeant de Hungry Up
  • On conseille souvent de ne pas passer son temps à faire des tableaux prévisionnels. C’est vrai, surtout lorsque vous débutez. Cependant, attention à ne pas tomber dans l’excès inverse !
  • Restez donc proche de vos chiffres. Faites des anticipations pour ne pas vous mettre dans le rouge.
  • Ne vous concentrez pas seulement sur le fait d’avoir des clients, de la croissance et d’être connu. Pensez aussi qu’il faudra au bout d’un moment gagner plus d’argent que vous n’en dépensez.
  • Faites du commercial encore et encore !
28 – « Au départ, offrez vos services, ça vous fera des références ».
  • Votre objectif est de signer des commandes rémunérées !
  • Une transaction réussie même modeste, vous offre la précieuse référence dont vous avez besoin.
  • Rappelez-vous aussi que ce qui est gratuit n’a pas de valeur.
29 – « Créez un prototype qui ne fonctionne pas, le but est de ne montrer que 10 % de votre futur produit qui vous fera gagner des millions ».
  • Vous perdrez toute crédibilité auprès de vos prospects en agissant ainsi.
  • Il faut être pragmatique. Pour avoir un projet facile à développer, choisissez d’abord les fonctionnalités simples.
  • Le prototype doit aussi susciter l’envie des prospects. Choisissez donc parmi les fonctionnalités faciles à développer, celles qui ont le plus de valeur pour les prospects.
  • Le conseil du loser :
    • Il est important de bien comprendre les besoins auxquels vous voulez répondre.
    • Proposez d’abord une version 1 simple. Ensuite, vous pourrez ajouter des options dans la version 2, dans la version 3….
30 – « Misez tout sur les Etats-Unis, c’est le pays du business »
  • Vous êtes français, donc pas réellement la bienvenue là-bas. Personne ne vous y attend pour faire du business.
  • Il y a beaucoup de différences. Il y a notamment les différences culturelles. Ensuite, les lois et règles qui régissent l’entrepreneuriat n’y sont pas les mêmes.
  • Le réseau que vous avez développé en travaillant d’arrache pied en France ne pourra rien pour vous là-bas. Et un entrepreneur sans réseaux, c’est un entrepreneur qui repart de zéro !
  • Le conseil du loser :
    • Si 90 % de vos clients sont aux Etats-Unis, vous pourrez y installer vos équipes marketing et commerciales.
31 – « Remplissez votre agenda de rendez-vous et de réunions pour optimiser votre temps »
  • Ponctuez votre journée avec un ou deux rendez-vous, et une réunion au maximum ! Il est important que vous vous laissiez du temps pour faire fonctionner votre cerveau au calme. Le risque serait alors de foncer droit dans le mur, car vous n’aurez pas une vision à long terme.
  • Le conseil du loser :
    • Il existe de nombreuses applications de gestion du temps que vous pouvez utiliser.
32 – « Conservez 100 % de votre capital ! »
  • D’accord, il faut éviter de diluer son capital en le distribuant à tour de bras. Cependant, ouvrir votre capital peut présenter de réelles opportunités.
  • Pensez déjà à vos collaborateurs clés, ceux qui jouent un rôle important dans la croissance de votre entreprise. Afin de vous assurer qu’ils ne se fassent pas atteindre par d’autres entreprises, il faut les fidéliser. Tout en restant raisonnable, vous pouvez leur proposer de rentrer au capital.
  • L’idéal est de consacrer 5 à 15 % de votre capital pour vos collaborateurs clés.
  • Le conseil du loser :
    • Vous pouvez aussi penser à mettre en place un plan d’intéressement.
33 – « N’hésitez pas à afficher vos soucis professionnels sur les réseaux sociaux ».
  • Toutes les traces que vous laissez sur internet sont quasi indélébiles.
  • Vous allez renvoyer une mauvaise image de votre entreprise et de vous-même. Ce n’est pas le genre de chose qui inspire confiance à vos clients, vos prospects, vos collaborateurs et à vos partenaires.
  • « Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous ! ».
34 – « Faites de la com’ peu importe le support, ça touchera forcément quelqu’un ».
  • Déterminez avec précision la cible que vous voulez atteindre. Intéressez-vous aux moyens de l’atteindre en fonction de votre budget.
  • Surtout changez immédiatement si votre opération de com’ ne vous apporte aucun client.
  • Le conseil du loser :
    • La communication est un vrai métier. Ça ne s’improvise pas. Si vous en avez les moyens, intégrez un pôle marketing / communication. Vous pouvez aussi faire appel à une agence spécialisée.
35 – « Laissez le marketing sur internet aux jeunes stagiaires, ce n’est pas de votre génération ! »
  • En agissant ainsi, vous vous tirez une balle dans le pied.
  • Les canaux traditionnels de communication ont perdu de la pertinence. Les nouvelles manières de faire du marketing sont moins couteuses et plus simples à mettre en place. Cependant, il faut s’y mettre sérieusement ! Soit vous disposez d’une personne formée ou à former sur la question, soit vous faites appel à une agence spécialisée.
  • Le conseil du loser :
    • Aujourd’hui en marketing le contenu est roi. Produisez donc régulièrement du contenu de qualité : blogs, livres blancs…
36 – « Votre secret marketing ? Le ‘buzz’ »
  • Même si vos produits ou vos campagnes sont bonnes, la viralisation ne se fait jamais de manière naturelle. Arrêtez de penser au buzz qui fait tout par lui-même. En réalité, très souvent la campagne est savamment orchestrée par un plan marketing complexe où rien n’est laissé au hasard. Sachez alors que cela suppose un investissement en temps et en argent important.
  • Le conseil du loser :
    • Si vous voulez vous frotter au buzz, faites appel à des agences spécialisées. Mais attention aux prix, ce n’est pas négligeable.
37 – « Quand vos affaires ne vont pas, dites le à vos clients »
  • Personne n’a envie d’avoir à faire à quelqu’un qui passe son temps à se plaindre.
  • Une telle attitude est très anti-professionnelle ! Vous allez surtout vous placer en position de faiblesse par rapport à vos clients. Ces derniers vont chercher à en tirer profit. Par exemple, ils pourront négocier plus fermement.
  • Le conseil du loser :
    • Si vos clients sont déjà au courant de votre situation délicate, ne leur mentez pas. Ils ont droit à être informés. C’est aussi important pour bâtir une relation de confiance solide.
38 – « Sans argent, tu ne pourras de toute façon pas faire de marketing »
  • Sachez qu’il est possible de mener des actions simples et peu couteuses. Il s’agit ici de se mettre au growth hacking. Ce sont des techniques nouvelles qui permettent d’actionner de nouveaux leviers de croissance. D’une certaine manière, c’est la façon dont vous allez faire pour retarder au maximum le moment où vous allez vraiment dépenser de l’argent pour votre marketing.
  • Le conseil du loser :
    • Le growth hacking, c’est l’arme fatale des start-up sans sous.
39 – « Faites votre logo vous-même, ça vous fera économiser pas mal d’argent. Ou faites-vous aider par votre cousin ».
  • C’est une fausse bonne idée. Le logo est la signature de votre entreprise, son élément visuel. Il est donc essentiel d’y consacrer du temps et de l’argent. Et faire un logo, c’est un vrai métier.
  • Ceux qui pensent commencer avec un logo fait maison en pensant changer plus tard, c’est aussi une fausse bonne idée. En effet, il faudra par la suite changer votre logo sur tous vos supports de communication, ce qui n’est pas gratuit.
  • Le conseil du loser :
    • Faites appel à un professionnel : agence, graphiste en free-lance, école de design.
40 – « Votre cible marketing doit être la plus large possible ! »
  • L’une des erreurs classiques du ciblage consiste à s’adresser à tout le monde. Lorsque c’est le cas, en fait, vous ne vous adressez à personne !
  • Vous devez définir vos clients idéaux le plus précisément possible. C’est ce qu’on appelle un « buyer personas »
41- « Envoyez un communiqué de presse par semaine, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige »
  • Si vous n’avez rien à raconter, taisez-vous !
  • Si vous faites parvenir des communiqués qui ne font pas rêver, vous allez très vite être catalogué comme quelqu’un d’inintéressant. Le jours où vous aurez vraiment quelque chose à raconter personne ne voudras vous écouter.
  • Le conseil du loser:
    • Cherchez plutôt à faire parvenir votre communiqué à des journalistes spécialisés dans votre domaine. En ciblant précisément, vous aurez plus de chance de réussir.
    • Prenez conscience de la puissance de certains blogueurs.
C’est du vécu : “Echouer pour mieux repartir ! Par Richard Phan, fondateur d’Inventhys.
  • Il a développé Mobi système, une application de gestion de temps pour cadre dynamique. Ça a plutôt bien commencé : une levée de fonds de 300 000 euros, un contrat signé avec Samsung et des milliers de téléchargements.
  • Cependant, les résultats financiers n’étaient pas là. Il n’arrivait pas à en vivre. Il a du ainsi arrêter.
  • Avec le recul, il a pris conscience du fait qu’il avait trop insisté sur la technique et pas assez sur le commercial. Il est donc important de garder à l’esprit que le produit doit être rentable, qu’il doit trouver rapidement des clients.
  • Autre enseignement de son histoire : il faut savoir s’arrêter à temps. Pour cela, il propose d’utiliser deux indicateurs. D’abord, lorsque vous n’y croyez plus à fond, il faut arrêter. Ensuite, il faut aussi arrêter lorsqu’on risque de se mettre dans une situation financière dangereuse, pour cela, il faut se fixer une limite au-delà de laquelle vous ne pourrez tolérer les pertes sur votre patrimoine.
42 – « Multipliez les références de produit / services pour satisfaire tous les prospects »
  • Si vous diluez votre savoir-faire, vos prestations ou vos produits, vous allez vous perdre !
  • Ne prenez pas de risque en vous lançant sur des produits que vous ne maîtrisez pas complètement. Avec plus de produits, vous avez plus de frais. Et c’est surtout un danger pour votre image de marque : vos prospects auront du mal à vous identifier clairement. Si vous faites tout, vous ne serez expert en rien.
43 – « Oubliez les chiffres, ils n’intéressent que votre expert-comptable »
  • Les chiffres, c’est pénible, mais il faut s’y mettre ! C’est important pour suivre ses marges, ses factures, ses règlements et sa trésorerie. C’est donc indispensable, et même obligatoire !
  • Ces chiffres vous indiquent où en est l’activité de votre entreprise et comment moduler cette activité.
    • Le conseil du loser :
    • Faites des anticipations !
    • Songez aux experts-comptables 2.0 disponibles avec des solutions internet.
44 – « Achetez le logiciel de gestion le plus complet du marché »
  • Attention : la solution que vous allez choisir va vous accompagnez un bon bout de temps. Il est donc important de faire un choix en fonction de vos contraintes, de votre fonctionnement, de votre budget… Vous devez donc faire une analyse poussée de vos besoins et comparer les différentes solutions en vous donnant un budget.
45 – « Si vous avez de la trésorerie, inutile de demander un prêt bancaire pour acheter un véhicule »
  • La trésorerie, c’est le carburant de votre entreprise. Vous n’en n’aurez donc jamais assez.
  • N’utilisez jamais votre trésorerie sans que cela soit nécessaire ! Dès qu’un achat peut se faire par emprunt, allez voir votre banquier.
  • Le conseil du loser :
    • Mieux vaut privilégier un emprunt pour tout ce qui est un « investissement justifiable » pour le banquier : voiture, locale, machine… Et gardez vos fonds propres pour votre activité.
46 – « Lever des fonds, c’est un grand pas vers la réussite »
  • Lever des fonds n’a strictement rien à avoir avec la réussite. Cela va seulement vous permettre de financer votre activité pendant un certain temps. Il faudra de ce fait bien apprendre à dépenser cet argent.
  • Dans une telle situation, vous devrez partager votre capital avec le porteur des fonds. Surtout : vous devrez vous mettre d’accord avec lui sur des questions stratégiques pour votre entreprise. Réfléchissez donc bien avant de partir à la chasse aux investisseurs.
  • Le conseil du loser :
    • Pour certaines petites entreprises (start-up), le temps et l’énergie peuvent justifier la recherche d’un investisseur, car il peut y avoir un réel intérêt à faire rentrer du capital. Pour d’autres types d’entreprise, c’est bien moins évident.
47 – « Évitez de réclamer les paiements, c’est agaçant pour tout le monde ! »
  • Les impayés peuvent très vite déséquilibrer la trésorerie de votre entreprise. Ne vous laissez donc pas marcher sur les pieds ! Réclamez courtoisement, mais fermement. Et bien sûr, adaptez votre discours à chaque situation.
  • Le conseil du loser :
    • Appliquez la méthodologie de la « pêche aux règlements en retard »:
      • Étape 1 : faites un simple appel téléphonique.
      • Étape 2 : un appel téléphonique sur un ton plus ferme et commencez à évoquer les pénalités de retard.
      • Étape 3 : injonction de payer
    • ATTENTION : si vous multipliez les relances « en l’air », votre mauvais payeur s’habituera à attendre plusieurs relances avant de vous payer.
48 – « Dès que vous avez créé votre entreprise, commencez par chercher et postuler à toutes les aides que vous pourrez trouver ».
  • Cela va vous prendre un temps fou ! Or vous avez bien d’autres choses à faire.
  • Les aides ne constituent pas du chiffre d’affaires et il est aussi difficile d’en recevoir que de faire signer 10 clients.
  • C’est quelque chose de sympathique mais pas non-nécessaire et ce n’est pas parce que vous obtenez des aides que vous allez forcément réussir.
  • Le conseil du loser :
    • Si vous y tenez vraiment, vous pouvez passer par un cabinet spécialisé.
49 – « Pas besoin de mille clients, trouvez en un qui vous assure votre chiffre d’affaires sur toute l’année ».
  • C’est extrêmement dangereux ! Si ce client vous quitte, vous mettez la clé sous la porte dès le lendemain.
  • Il faut donc diversifier le fichier client. Il ne faut pas que vos trois plus gros clients représentent plus de 50 % de votre chiffre d’affaires.
  • Le conseil du loser :
    • À noter que lorsque vous souhaitez revendre votre entreprise, les repreneurs potentiels s’intéressent de près à la répartition de votre chiffre d’affaires.
50 – « Tant qu’il y a de l’argent sur votre compte bancaire professionnel, c’est que l’entreprise va bien ».
  • Il faut différencier trésorerie (ce que vous avez sur votre compte) et résultat. Les deux n’ont rien à avoir !
  • La trésorerie est un indicateur de la solvabilité de votre entreprise. Le résultat, c’est l’indicateur de votre rentabilité : c’est-à-dire si vous produisez plus de richesses que vous en utilisez.
51 – « Profitez de la carte bancaire de l’entreprise pour les vacances !»
  • Vous risquez la prison avec ce genre de comportement !
  • Il faut clairement distinguer vos comptes personnels de vos comptes professionnels.
  • Si vous partez à un pseudo-séminaire aux Seychelles avec votre femme, le fisc verra cela d’un très mauvais œil.
  • Le conseil du loser :
    • Pour éviter tout problème faites appel à votre expert-comptable.
52 – « Ne faites pas de reporting mensuel, ça prend du temps et ce n’est pas marrant »
  • Le reporting, ce n’est pas optionnel, en aucun cas, jamais ! Il vous permet de savoir ce qui s’est passé, pourquoi ça s’est passé et quelles sont les prochaines étapes.
  • Le conseil du loser :
    • C’est vrai le reporting, c’est pénible. Vous pouvez vous simplifier la vie en l’automatisant. Les logiciels de gestion de la relation client (CRM) sont d’excellents outils.
53 – « Achetez beaucoup de stock pour faire baisser les prix ».
  • C’est une mauvaise idée ! Il est plus malin de d’abord tester son idée, de se confronter graduellement au marché et de le faire progresser petit à petit.
  • Lorsque vous débutez, vous ne connaissez pas bien le marché. Peut-être que personne ne voudras de votre stock.
  • Par ailleurs, c’est une mauvaise idée de débuter en faisant un trou massif dans sa trésorerie.
  • Le conseil du loser :
    • Tester son idée aujourd’hui coûte très peu cher. Gardez ça en tête avant de vous lancer tête baissé sur un investissement hasardeux.
54 – « Un bon logiciel est un logiciel payant »
  • Si utiliser les bons logiciels pour travailler sereinement au début de votre activité est bien, les acheter en même temps ne l’est pas ! Votre trésorerie en prendrait un sacré coup.
  • Au début, louez vos logiciels. Vous pouvez aussi songer aux solutions open sources.
  • Le conseil du loser :
    • Ne vous laissez pas tenté par les logiciels piratés. Vous enverrez un mauvais signal à vos collaborateurs. Sans parler de l’amende que vous risquez.
55 – « Snobez les partenaires financiers tant que vous avez de la trésorerie ! »
  • Aller vers les gens uniquement lorsque vous en avez besoin ne vas pas vous aider à créer des relations sereines et productives.
  • Rencontrez régulièrement vos partenaires financiers pour les tenir au courant de l’évolution de votre entreprise, de vos projets et des tendances du marché. En tissant ces bonnes relations « gratuitement » vous vous assurez à coup sûr leur appui le jour où vous vous trouverez en difficultés financières.
  • Le conseil du loser :
    • Ne négligez pas les petits partenaires au profit des gros partenaires financiers.
56 – « On n’a pas vraiment besoin d’un contrat, serrons-nous la main »
  • Le contrat commercial, c’est comme le contrat de mariage : tant qu’il y a de l’amour ça va. Mais que se passe-t-il en cas de divorce ?
  • Mettez toutes les chances de votre côté et signez des contrats ! C’est très rassurant pour les deux parties. Vous y dressez les obligations de chacun, les différentes prestations, les tarifs, les solutions en cas de mésentente…
57 – « Accordez des exclusivités à vos meilleurs clients !»
  • C’est une très bonne technique pour couler votre boite. N’accordez jamais d’exclusivité !
  • L’intérêt d’un bon client : qu’il vous fasse de la pub et vous apporte d’autres clients. Ainsi en accordant une exclusivité, vous vous privez d’un levier de croissance les plus efficaces.
  • Ensuite, ce n’est pas parce que vous accordez une exclusivité que les relations avec le client seront plus pérennes. Vous vous mettrez surtout dans une situation de déséquilibre et vous seriez totalement à la merci du client.
  • Le conseil du loser :
    • Pour les meilleurs clients, proposez leur plutôt des services complémentaires liés à leur fidélité. Faites leur plaisir sans vous mettre des bâtons dans les roues.
58 – « Pensez surtout aux choix de votre statut juridique. C’est la décision la plus importante pour réussir ! ».
  • Ce n’est pas si primordial que ça. Le choix de votre statut juridique n’est pas ce qui va faire la différence pour vous faire réussir. Donc pas de panique ! Ne vous précipitez pas sur un statut juridique alors que vous en êtes encore à la réflexion et que beaucoup de données peuvent changer. Faites votre choix le plus tard possible : lorsque vous aurez vos premiers clients, pas avant !
  • Le conseil du loser :
    • Vous pouvez prendre rendez-vous avec un avocat si vous avez des doutes.
59 – « Déposez vite un brevet pour éviter d’être copié ! »
  • Déposer un brevet coûte très cher. Vous devez faire appel à un cabinet spécialisé en propriété intellectuelle pour qu’il vous le rédige. Ensuite, il y a le prix à payer pour déposer le brevet. Tout ceci n’est donc pas terrible pour votre trésorerie.
  • Par ailleurs, le brevet n’empêche nullement la copie. Il permet juste de poursuivre les auteurs de contrefaçons. Et les coûts pour poursuivre une autre entreprise peuvent être assez élevés.
  • Le conseil du loser :
    • Soyez lucide : ne pas être copié ce n’est pas possible ! Pour ne pas souffrir des imitations, faites vite tant au niveau technique qu’au niveau commercial. Inondez le marché de votre produit.
60 – « L’association est une relation de confiance : ne perdez pas trop de temps avec un pacte d’associés »
  • S’associer peut-être un cauchemar si vous n’avez pas prévu les scénarios de sorties à l’avance.
  • Ne vous fondez pas sur une amitié, même solide. Mettez-vous au tour d’une table et mettez sur écrit les points importants qui vous régir votre association. Ce pacte d’associé ou acte d’engagement borde votre association et prévient les sujets de frictions.
  • Le conseil du loser :
    • Ce n’est pas parce que vous avez signé un pacte d’associé qu’il faut vous passer de discuter régulièrement des sujets de fond. C’est en évitant les sujets de friction que vous risquez d’avoir des conflits.
61 – « Si votre produit est bon, il se vendra tout seul »
  • Déjà ne partez pas de l’idée que votre produit est bon sans l’avoir testé auprès de votre clientèle cible !
  • Ensuite, avoir la superbe idée, le super produit ne suffit pas. Il faut vendre votre produit auprès de la cible potentielle.
62 – « Payez vos commerciaux uniquement à la com’ »
  • Oubliez ce mythe du commercial solitaire qui explose tous les chiffres en tirant sur les pattes des autres commerciaux !
  • Pour gagner en performance, les commerciaux doivent coordonner leurs actions, partager leurs bonnes pratiques et être totalement transparent dans leurs activités.
  • Ce n’est pas en les plaçant dans une situation précaire qu’ils apporteront de l’argent à l’entreprise.
63 – « En cas de négociation, divisez votre prix par deux comme ça, pour être sympa ! »
  • Un produit qui n’a pas de prix n’a pas de valeur ! En cassant les prix, vous briserez la valeur symbolique de votre produit.
  • Cependant, il n’est pas question de rester coincé au centime près. Déterminez à l’avance votre point de rupture de négociations ( quand le deal vous fait perdre de l’argent).
64 – « En rendez-vous, ne prenez pas de notes, ça fait trop scolaire ! »
  • Prendre des notes, c’est indispensable ! Il est humainement impossible de se souvenir de toutes les informations.
  • Vous aurez besoin de toutes ces informations pour faire votre proposition commerciale. Quelle image renverrez-vous si vous appelez le prospect pour lui demander des informations qu’il vous a déjà fournies ? Pire : si vous faites une offre commerciale sans tenir compte de ses spécificités ?
  • Le conseil du loser :
65 – « Devant vos prospects, dénigrez vos concurrents ! »
  • Vos prospects risquent de perdre confiance en vous et vous allez créer un climat de suspicion pour toute la profession.
  • Le prospect pourra aussi penser que vous le prenez pour un pigeon incapable de se faire son propre jugement.
  • Par ailleurs, votre image de marque en prendra un sacré coup.
  • Le conseil du loser :
    • Critiquer ouvertement un concurrent peut être assimilé à de la concurrence déloyale par dénigrement.
66 – « Démarrez votre prospection avec une adresse hotmail ou Voilà ! »
  • Une entreprise se doit d’avoir une image sérieuse qui inspire confiance ! Vous ne serez pas prix au sérieux avec ce genre d’adresse.
  • Par ailleurs, un mailing sur ce type de boîte mail vous prendra un temps fou sans parler du fait que vous pourrez très vite être considéré comme un spammeur.
  • Conseil du loser :
    • -Il existe des solutions très abordables comme par exemple chez OVH: 3,99 euros par an pour un nom de domaine et une boite mail.
67 – « Attendez la fin du mois pour relancer vos prospects »
  • Vos prospects ne se transformeront pas en clients d’un coup de baguette magique ! 80 % des ventes se font au bout d’au moins 6 contacts, or seulement 10% des commerciaux relancent au moins trois fois.
  • Attention tout de même à ne pas tomber dans l’excès inverse. Privilégiez les relances espacées de qualité.
C’est du vécu : « S’associer doit être un acte murement réfléchi », par Guillaume Bourdon, co-créateur et associé de Ergon’Homme
  • Guillaume Bourdon avait fondé son agence de design et s’était associé à une structure déjà installée. Lorsqu’il a proposé une mission temporaire à un de ses amis d’école, ce dernier qui voyait cela comme le début d’une belle histoire à fait pression sur la structure associée pour lui aussi devenir partenaire. Guillaume n’a pas osé dire non. Il lui a donné 20 % puis 30% des parts. Pire sans s’en rendre compte, il lui accordé une minorité de blocage (l’expert-comptable avait rédigé les statuts, et ce, de manière absurde). Très vite la relation s’est gâtée et c’est devenu pendant plus de 10 ans une souffrance pour Guillaume. Ils ont même failli en venir aux mains. Lorsqu’il a proposé à son « ami » de lui racheter ses parts, ce dernier à refusé. De même que ce dernier a fait blocage sur des décisions stratégiques comme l’entrée dans le capital de nouveaux associés ou le déménagement de l’entreprise. Bien qu’il ait réussi à le licencier, Guillaume s’est retrouvé dans une situation très compliquée à cause de cet « ami ». Il a tenté médiation, il est passé par le tribunal et rien n’y a fait. L’entreprise a fini par être liquidée…
  • L’association est un choix trop important pour qu’il ne soit pas murement réfléchi. Ne vous basez pas sur une amitié même solide pour choisir votre associé. Il faut tout vous dire : les questions qui pourront poser problème, les rôles de chacun dans la boite, la vision de chacun… Et mettre le tout par écrit avec un pacte d’associé. Il faudra aussi régulièrement relire ce pacte.
  • Autre élément important : ne laissez pas votre expert-comptable rédiger les statuts, ce n’est pas son métier ! C’est un avocat qui doit rédiger vos statuts. Et ceux qui pensent faire des économies en se passant d’un avocat font une grosse erreur.
68 – « Contentez-vous d’un mailing pour votre prospection »
  • La prospection est un travail de longue haleine. Vous devez ventre partout et tout le temps. Donc distribuez vos cartes de visite, soyez présent sur les salons, en networking… Le but est d’être visible. Ainsi, vous serez pris comme un acteur incontournable de votre domaine, ce qui vous permettre d’acquérir de nouveaux prospects à qui vous pourrez ensuite vendre (pas avant !).
  • Le conseil du loser :
    • Pour rendre la prospection moins pénible : identifiez les prospects à potentiel et concentrez-vous sur eux.
69 – « Ne demandez pas à vos clients pourquoi pas vous»
  • C’est votre offre commerciale qui est remise en cause, pas vous ! Il faut donc rappeler votre prospect et lui demander (bien sûr en douceur) pourquoi pas votre offre. Demandez-lui ce que vous pourriez faire pour améliorer votre produit, votre offre commerciale ou vos prestations.
  • Le conseil du loser :
    • En agissant ainsi vous avez un bon feed-back qui permettra d’améliorer votre offre. Par ailleurs, votre prospect si vous vous adressez courtoisement à lui, sera flatté, ce qui ouvrira la porte à d’éventuelles discussions futures.
70 – « Commencez par produire les contrats en cours, on verra plus tard pour la prospection »
  • Une notion essentielle pour un entrepreneur qui ne plante pas sa boîte : l’anticipation !
  • La prospection est-ce qui vous assure les contrats futurs. Il est important de vous accorder du temps pour la prospection et ce même si vous êtes débordés. Cela vous sauvera la mise dans le futur.
71 – « Ne déléguez pas trop ! Après tout, vous êtes le meilleur élément de l’équipe »
  • Déléguez ! Identifiez les tâches qui peuvent être réalisées par d’autres et qui ne rentrent pas dans vos missions et responsabilités principales.
  • Identifiez aussi à quel collaborateur déléguer les tâches. Ne déléguez pas au dernier moment, réfléchissez bien en amont. Faites attention à ne pas déléguer que des tâches ingrates à un collaborateur.
  • Le conseil du loser :
    • Déléguer va vous permettre de vous libérer du temps de cerveau. Vous pourrez ainsi vous concentrer sur les éléments stratégiques.
    • Un bon boss est un bon manager des talents.
72 – « Pour une ambiance zen, adoptez la culture du consensus »
  • L’absence de leader mène à l’immobilisme. Lorsque vous créez une entreprise, il faut que vous soyez prêt à prendre des décisions sans trop tergiverser.
  • Le conseil du loser :
    • Avant de prendre une décision, vous pouvez consulter vos collaborateurs tout en leur signifiant que c’est à vous que revient la décision finale. Votre décision sera mieux acceptée.
73 – « En cas de coup de blues, cherchez du réconfort auprès de vos salariés »
  • En agissant ainsi, vous perdrez toute crédibilité ! Comment faire ensuite pour imposer vos choix et orientations ?
  • Vous devez rester professionnel ! Vous pourrez parler de vos soucis à vos proches, à votre famille.
74 – « Restez à votre poste quand vous êtes malade. Sans cela, vos employés vous prendrez pour une grosse feignasse ».
  • C’est ridicule ! Vous êtes un nid à microbes, vous pourrez contaminer tout le monde. Cela signifierait la mise à l’arrêt de votre entreprise le temps que tout le monde aille mieux.
  • Par ailleurs, lorsque vous êtes malades votre efficacité est proche du zéro !
  • Le conseil du loser :
    • Le présentéisme est un phénomène très répandu et qui coûte de l’argent aux entreprises. Pour lutter contre ce phénomène ne venez pas travailler lorsque vous êtes malade. Vous montrerez alors l’exemple.
75 – « Vos employés ont du mal à remplir leurs objectifs ? Ce n’est pas votre problème. Chacun sa croix mon petit pote ! »

Ne pensez pas que vos employés laissent leurs problèmes aux vestiaires en arrivant le matin.

  • Si vous constatez que l’un d’eux ne va vraiment pas bien, ne le laisser pas s’enfoncer dans son marasme. Cela pourrait influencer négativement son travail et celui des autres. N’hésitez pas à lui parler en essayant de tout de même trouver un équilibre entre intrusion et intérêt.
  • Le conseil du loser :
    • Restez proche de vos employés en participants notamment au moment de la vie de l’entreprise.
76 – « Installez rapidement un pointeur ou un tracker internet pour vérifier que vos employés ne sont pas des tire-au-flanc ».
  • C’est digne du management du dernier siècle ! En faisant la police, vous n’incitez pas vos collaborateurs à prendre des initiatives.
  • Il faut passer au management libéré, qui ne veut pas dire anarchique. C’est le management qui permet à vos collaborateurs de s’épanouir dans un cadre donné. Vous devez transmettre des directives pour les tâches à accomplir et ce sont vos collaborateurs qui choisiront le chemin à prendre pour exécuter la tâche.
77 – « Ne récompensez jamais vos salariées…. Ils pourraient se reposer sur leurs lauriers ! ».
  • Le manque de reconnaissance est un frein énorme à l’efficacité au travail. Et la reconnaissance, ce n’est pas que de l’argent. Savoir déjà dire merci est une bonne chose. Souvent dans l’urgence, on néglige ce genre de reconnaissance simple et pourtant essentiel pour la motivation de vos collaborateurs. Sachez aussi constater les efforts fournis.
  • Le conseil du loser :
    •  Tout manager qui se respecte doit être capable de faire de temps à temps un compliment qui fait mouche.
    • Pensez aussi aux récompenses matérielles.
78 – « Y a pas de mal à se faire plaisir au boulot ! »
  • Ne jamais mélanger travail et vie personnelle ! Sortit avec un(e) collègue de travail n’est pas idéal, encore plus s’il existe un lien hiérarchique entre vous. Vous vous mettrez alors dans une situation risquée et vous serez assez vulnérable. Vous pourrez perdre toute crédibilité auprès de vos collaborateurs. Donc les relations au travail sont à fuir.
  • Le conseil du loser :
    • Si vous avez vraiment trouvé l’ame soeur, c’est ok, mais soyez alors circonspect ! Vous serez en permanence scruté par vos collaborateurs.
79 – « Bloquez YouTube, Facebook et tous les sites qui pourraient déconcentrer vos collaborateurs ! »
  • En allant à l’encontre du 2.0, vous allez donner une image écornée de vos méthodes de management. De plus, vous allez vous mettre des bâtons dans les roues en ne vous servant de toutes les fonctionnalités professionnelles qu’offrent les réseaux sociaux. Cela montrera que vous n’y connaissez rien.
  • Le conseil du loser :
    • Les réseaux sociaux sont de formidables outils pour dénicher des talents, faire connaitre vos produits, régler des problèmes professionnels… Ne les combattez pas ! Intégrez-les !
    • C’est un formidable outil de communication pour vos équipes.
C’est du vécu « Ne perdez pas de vue votre objectif : ‘rentrer du chiffre d’affaires’ », par Grégor Ozbolt, machine à concours repenti sur un nouveau projet entrepreneurial
  • Il a fondé NGO-Aménagement en 2014, une solution de diagnostic et d’aménagement sur des logements pour seniors. Le projet a commencé fort. Tous les voyants étaient au vert. Il a remporté beaucoup de concours d’entrepreneurs.
  • Cependant, quelque mois plus tard lorsqu’il a commencé à regarder les chiffres de plus près, il s’est vite rendu compte que le CA était insuffisant. Il a du finalement mettre la clé sous la porte.
  • Il est ainsi important de chercher immédiatement à rentrer votre premier euro de CA. Il serait dommage de ne pas réussir, car vous n’avez pas assez fait de commercial.
  • Attention au syndrome « Paris Match »: tout le monde le lit, mais personne ne l’achète. Tout le monde trouvait l’idée de Grégor géniale, mais personne n’y dépensait le moindre centime. Ainsi, il est urgent de très vite savoir si le projet est viable. Pour cela, il faut se confronter au marché le plus vite possible.
80 – « Installez machine payante. Il n’y a pas de petites économies »
  • Vous allez véhiculer une image assez mauvaise d’une entreprise où on n’a pas envie de travailler. Ce n’est pas motivant pour vos collaborateurs.
  • Le conseil du loser :
    • C’est souvent dans les moments off, lors des différents échanges que naissent les meilleures idées. Pourquoi ne pas donc créer un espace chaleureux de détente pour le café ? Vous allez améliorer les relations de vos collaborateurs entre eux et ils seront plus créatifs.
81 – « vous avez des doutes sur un collaborateur en période d’essai, pesez le pour et le contre et gardez le parce qu’il est sympa !».
  • La période d’essai est une chance pour l’employeur et l’employé : le but est de savoir si la collaboration va fonctionner. Ce n’est donc pas le moment de se laisser attendrir par une quelconque sympathie. Vous devez évaluer ses compétences afin de savoir s’il a celles que vous attendez.
  • N’attendez pas la fin de la période pour prendre une décision. Vous perdrez les avantages qu’offre une telle période d’essai.
  • Le conseil du loser :
    • Pour les grands indécis, il est possible de renouveler la période d’essai une fois.
82 – « Proposez à vos collaborateurs un contrat d’auto-entrepreneur au lieu d’un CDI ! »
  • Non ! Vous n’envoyez pas un bon signal à votre collaborateur. Vous le mettez dans une situation précaire. Comment pourrez-vous alors lui demander de vous faire confiance ?
  • Si ce collaborateur en question saisi les prud’hommes, il pourra y avoir une requalification en contrat de travail. Cela vous coûtera bien plus cher qu’un CDI !
  • Le conseil du loser :
    • Le salariat déguisé est puni par la loi : 3 ans de prison et 45 000 euros d’amendes…
83 – « Prenez plein de stagiaires qui feront le boulot à votre place ».
  • Au premier abord, prendre un stagiaire peut être intéressant. Mais si vous creusez, la donne est tout autre. Il faut en effet compter le temps de formation, la vérification des tâches, la courte présence… Cela peut donc plomber votre budget. Sans parler du risque de perte de crédibilité auprès de partenaires si le stagiaire fait des erreurs ou manque aux usages professionnels.
84 – « Multipliez les réunions, c’est toujours bien d’échanger sur un sujet »
  • Une réunion ne doit être programmée que si elle est absolument nécessaire ! Parfois, de simples échanges téléphoniques ou de mails suffisent largement.
  • Les réunions doivent être cadrées, dans un endroit calme et ne regrouper que des personnes dont la présence est essentielle.
  • Le conseil du loser :
    • Définissez la durée d la réunion à l’avance et son objet précis.
    • Songez à faire les réunions debout pour ne pas perdre de temps.
85 – « Envoyez vos stagiaires pour tenir vos stands sur les salons ».
  • C’est au fondateur de montrer l’exemple et ‘être présent du début à la fin ! C’est vous qui avez créé la boite, c’est vous que les gens veulent voir.
  • Vu le nombre important de stands présents sur les salons, si vous n’êtes pas là pour faire la différence, votre stand passera inaperçu.
  • Le conseil du loser :
    • Tous les moyens sont bons pour se faire voir lors d’un salon, alors mettez un paquet sur le marketing.
86 – « Les entretiens annuels ? Inutiles pour ma start-up ! »
  • Ok, ça prend du temps, mais on n’a pas trouvé mieux pour faire le point avec vos collaborateurs. C’est un espace de parole qui leur permet de s’exprimer faire des demandes en termes d’évolution.
  • Le conseil du loser :
    • Il faut cependant laisser votre porte ouverte aux discussions pendant toute l’année. Soyez disponible pour échanger avec vos collaborateurs.
    • Il n’est pas nécessaire d’attendre le grand jour pour mettre certaines choses au plat.
87 – « Mentez à vos collaborateurs sur la situation délicate de votre start-up pour les garder motivés »
  • Soyez-en sûr vos collaborateurs s’en rendront compte ! Vous perdriez alors tout crédibilité auprès d’eux.
  • Jouez la franchise, l’honnêteté et le factuel. Vous aurez ainsi plus de chance que tout le monde se serrent les coudes pendant la tempête.
  • Le conseil du loser :
    • Ne confondez pas tenir au courant sobrement et s’épancher sur leurs épaules !
88 – « Réalisez d’abord votre produit, vous verrez ensuite les questions d’ergonomie »
  • Votre développeur n’est pas forcément spécialiste en ergonomie !
  • Les questions essentielles d’usage du produit sont à régler par l’équipe métier avant le développement. Repenser l’interface utilisateur en post-production c’est un gouffre financier et une perte de temps.
  • Le conseil du loser :
    • L’ergonomie, ce n’est pas simplement le choix des couleurs, des polices… Faites-vous donc conseiller par un graphiste / ergonome avec qui vous ferez une maquette que vous remettrez au développeur.
89 – « Ne vous encombrez pas d’un SAV au début : ça prend beaucoup de temps et c’est loin d’être utile quand on a peu de clients ! »
  • L’image de votre entreprise dépend énormément du ressenti de vos clients. Si votre SAV tient la route, vos clients seront confortés dans leurs choix de votre produit et seront vos meilleurs commerciaux.
  • De plus, en phase de tâtonnement, il est toujours utile d’avoir des feed-backs.
  • Le conseil du loser :
    • Procurez-vous une solution de SAV qui vous aidera à centraliser toutes les infos dont vous disposez sur vos clients.
C’est du vécu : « Attention, en association l’amitié n’est pas gage de réussite ! » , par Guilhem Bertholet
  • Guilhem avait lancé une start-up avec un de ses amis proche. Cependant, au fil du temps, les difficultés devenaient de plus en plus croissantes avec cet associé. Une erreur faite fut de ne pas avoir pris le temps de discuter franchement avec son « ami » et associé pour aller au fond des choses avant de se lancer. La situation étant devenu intenable et la boite rencontrant de plus en plus de difficultés, ils ont dû se séparer. Cela fait maintenant plus de 4 ans qu’ils ne se parlent plus alors qu’avant cette start-up, ils étaient amis proches.
  • Il est donc très important de faire attention lorsque l’association n’est pas suffisamment réfléchie et cadrée. Être amis, ce n’est jamais une garantie suffisante, bien au contraire.
90 – « Laissez faire les free-lancers: ils connaissent leur métier ! »
  • Sous-traiter à des free-lancers, c’est tout à fait acceptable. Cependant, si vous ne prenez pas le temps de garder un œil sur ce que fait votre free-lancer, vous risquerez d’avoir quelque chose en décalage avec vos souhaits. Lors du brief demandez un planning détaillé et des livrables précis.
  • Instaurez des points d’étapes réguliers pour réorienter le projet en cours s’il dérape.

 

91 – « Travaillez de chez vous, ça vous fera faire des économies ! »
  • Ce n’est pas une si bonne idée que cela. En effet, vous vous passez des avantages du bureau : vous devez tout faire tout, tout seul ; votre vie sociale en prend un coup… Sans parler qu’en cas de baisse de motivation, vous abandonnerez bien plus facilement.
  • Autre problème : il sera beaucoup plus difficile de séparer temps de travail / vie personnelle.
  • Le conseil du loser :
    • Songez aux pépinières d’entreprises, aux centres d’affaires ou encore aux espaces de coworking.
92 – « Au début, ne vous payez pas ! »
  • C’est un très mauvais calcul ! Votre motivation sera très vite en chute libre tout comme vos relations avec votre entourage.
  • Il vous faut un salaire ! Ok, pas celui d’un responsable d’une entreprise du CAC 40…
93 – « Mettez de côté votre vie de famille et concentrez-vous sur le lancement du projet. Ils en récolteront les fruits dans quelques années »
  • Si votre entreprise est votre unique raison de vivre… Vous allez vite exploser : burn-out professionnel, vos amis qui vous laissent, votre conjoint qui vous quitte, vos enfants qui vous détestent…
  • Il est donc capital de trouver un juste milieu ! Il est bon de prendre du recul, de discuter avec des gens qui n’ont rien à avoir avec l’entrepreneuriat. Vos proches sont aussi là pour vous épauler pendant cette période difficile de la création de votre entreprise.
94 – « En France, une création d’entreprise sur deux échoue. Si vous êtes prêt à jouer à pile ou face, foncez ! ».
  • Ce n’est pas parce que vous échouez une fois que vous allez vous planter à la deuxième tentative de création d’entreprise ! Il faut envisager l’échec comme un élément naturel du processus. Un beau ratage est extrêmement formateur.
  • Le conseil du loser :
    • Si vous êtes frileux, vous pouvez vous donner 6 mois pour tester votre idée d’entreprise ; vous pouvez lancer de manière progressive votre entreprise sans quitter votre job ; vous pouvez songer à la micro-entreprise.
95 – « Videz vos comptes épargne et hypothéquez votre maison pour tout miser sur votre projet ! »
  • Très mauvaise idée ! Si votre projet rate, vous vous retrouverez tout nu.
  • Vous pouvez apporter une certaine somme, mais pas tout ce que vous avez.
96 – « Ne parlez pas de vos soucis à vos proches, ça pourrait les saouler »
  • Ayez le courage d’avouer vos difficultés. Faire semblant d’aller bien, serrer les dents en attendant les jours heureux, c’est une bonne idée pour aller droit dans le mur. Ne laissez pas le stress vous ronger de l’intérieur.
  • Le conseil du loser :
    • Ne restez jamais seul face à vos difficultés, vos proches sont là pour vous prêter une oreille attentive. Songez aussi aux associations d’entrepreneurs.
97 – « Mettez-vous à votre compte, vous aurez plus de temps pour vous ! »
  • Le grand risque lorsqu’on se met à son compte : être noyé sous le travail et ne plus avoir de temps libre. Il faut en avoir conscience avant de vous lancer sinon vous jetterez l’éponge au bout de quelques mois.
  • Le conseil du loser :
    • Organisez-vous ! C’est la seule solution pour avoir un semblant de vie normale.
98 – « Vous avez fait une erreur ? Répétez, on ne sait jamais »
  • Faire des erreurs, prendre des mauvaises décisions, c’est OK. Cependant, ne pas prendre du recul pour en tirer de leçons, c’est avoir un gros problème d’ego. Se remettre en question n’est pas toujours facile, mais c’est fondamental pour l’apprentissage.
99 – « Ce n’est pas le moment de prendre des vacances : pas de repos pour les guerriers »
  • Se refuser des vacances de temps en temps, c’est très contre-productif. Cela entraîne de la perte d’énergie, met en danger votre vie sociale et vous pourrez vous lasser de votre projet.
  • L’entrepreneuriat est une course de fond : il faut vous économiser pour tenir. Cela passe notamment par de « petits plaisirs » à côté du boulot.
  • Le conseil du loser :
    • Prenez des vacances ; soufflez ; faites du sport…
100 – « Décompressez en faisant la fête tous les soirs »
  • Sommeil alcoolisé entraine sommeil trop court et à l’arrivée votre efficacité diminuera.
  • Prenez plutôt soin de vous. Faites du sport, manger sainement, imposez-vous des heures minimales de sommeil…
  • Ok, vous pouvez faire la fête, mais de temps en temps.
  • Le conseil du loser :
    • Imposez-vous quelques plages détentes au cours de la semaine !

 

Voilà pour ce résumé du livre de Sylvain Tillon et Thomas Pons, 100 conseils pratiques pour couler sa boite. J’espère que cela vous a plu. Si vous voulez allez plus loin n’hésitez pas à commander le livre en cliquant ici: Lien amazon du livre

Dites-moi dans les commentaires ce que vous avez pensé de ce résumé. Posez vos questions s’il y a des choses que vous n’avez pas bien comprises. Vous pouvez aussi me laisser un feed-back sur la manière dont j’ai fait ce résumé afin d’améliorer le format au fur et à mesure. Si vous avez déjà lu 100 conseils pratiques pour couler sa boite, n’hésitez pas à ajouter votre contribution.


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Comments

    1. Author

      Merci ! Content que vous appréciez ce résumé. Moi non plus, je ne suis pas à 100% d’accord avec tout ce que les auteurs recommandent mais l’essentiel y est, ce qui suffisant pour la cible du livre, ceux qui débutent.

      Bonne journée.

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